Petit rappel de cette idée, à méditer :
Tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence.
Il est suivi du «
Corollaire de Peter » :
Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité.
Explication du principe
Dans une entreprise, les employés compétents sont promus et les incompétents restent à leur place. Donc un employé compétent grimpe la hiérarchie jusqu'à atteindre un poste pour lequel il ne sera pas compétent.
À ce stade-là, il devient donc un incompétent qui va occuper son poste indéfiniment.
Autrement dit :
- Un incompétent garde son poste
- Un employé compétent promu est remplacé par un autre employé, potentiellement incompétent.
- Si le nouvel employé est compétent, il sera promu et remplacé à son tour par un nouvel employé jusqu'à ce que le poste échoie à un incompétent.
Le principe de Peter connait une extension établie a posteriori assez intéressante appelée
Loi de Dilbert (du nom d'un personnage de bande-dessinée).
Elle suppose que les employés les moins compétents seront toujours affectés aux postes où on est sûr qu'ils produiront le moins de dégâts, c'est-à-dire l'encadrement.
Selon une loi normale, la compétence des employés d'une organisation se répartit comme suit :
-
10 % sont super-incompétents ;
-
20 % sont incompétents ;
-
40 % sont modérément compétents ;
-
20 % sont compétents ;
-
10 % super-compétents.
Peter observe que les 80 % au centre de la courbe restent au sein de la hiérarchie, mais pas les 20 % aux extrêmes, c'est la «
défoliation hiérarchique ».
Si le renvoi des 10 % super-incompétents semble évident, celui des 10 % super-compétents n'en est pas moins logique.
La super-compétence est plus redoutable que l'incompétence, en cela qu'un super-compétent
outrepasse ses fonctions et bouleverse ainsi la hiérarchie. Elle déroge au premier commandement : «
La hiérarchie doit se maintenir ».
De plus longues explications sont disponibles sur
Wikipedia.
Le livre du même titre,
The Peter Principle, écrit par
Laurence J. Peter et
Raymond Hull, est paru aux U.S.A. en 1969.
Quarante ans
plus tard, il n’a pas pris une ride.
(Via @atn)